1863: Fondation Sader.
1921: Edition du premier recueil de lois au monde arabe.
1923: Parution du recueil des lois libanaises en langue française.
1950: Impression du journal officiel de la république libanaise.
1970: Impression de la revue du barreau des avocats (Al Adl).
1992: il créa un recueil de lois sous une forme nouvelle.
1996: Fondation du premier centre de recherches juridiques libanais associé à une maison d’éditions juridiques: Centre de Recherches Juridiques Sader.
2002: Parution du premier recueil des lois en informatique (lois – jurisprudences – consultations ministérielles).
2003: Parution du premier recueil des lois mettant en valeur la hiérarchie des Emirats Arabes Unis.
2004: Lancement du recueil des jurisprudences données par le departement de législation et de consultation au ministère de la justice.
2005: Lancement du site électronique des lois Libanaises en Anglais.
2006: Lancement du site électronique du conseil d’Etat Libanais.
2007: Entreprise de la base de données officielle du ministère de la Justice en Emirats Arabes Unis.
L'art de publier
L’histoire d’une maison d’édition
Une tradition d’excellence
L'imprimerie appelée «Bibliothèque Générale», a été fondée par Ibrahim Sader en 1863. Après la mort d'Ibrahim à la fin du 19ème siècle (1890), son fils aîné, Youssef, établit l'Imprimerie Scientifique qui acquit en peu de temps une bonne renommée. Quant à son second fils, Sélim, il dirigea et développa la bibliothèque en Librairie, puis la céda à son fils unique Antoine qui, à son tour, la consacra aux livres de patrimoine et de poésie. Par la suite, elle prit son nom actuel, «Maison d'Edition Sader», et fut cédée par Antoine à ses fils Sélim, Ibrahim et Nabil. Sous leur direction, sa renommée s'étendit à tout le monde Arabe.
Youssef procéda à publier le calendrier puis l'agenda «Sader» qui eurent grande diffusion grâce à l'exactitude de leurs dates. Il écrivit, en même temps, plusieurs livres dont: l'Enseignement de la Lecture en langues arabe et française, la Lecture pour Filles, le Livre des Correspondances Commerciales en langues arabe et française. Par ailleurs, il compila un livre sur la gastronomie et composa un dictionnaire abrégé en langues arabe et française …
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En 1920, Youssef commença à publier les ouvrages du grand écrivain Libanais Amin Farès Al-Rihani.
En 1921, il fonda la «Revue Juridique», la première revue au monde arabe, spécialisée en droit. C’était une revue mensuelle, publiant les arrêtés, ordres et communiqués officiels promulgués par la cour de cassation au Liban et en Syrie, ainsi que les arrêtés de vérification des questions et des articles juridiques de grande importance. Cette revue fut caractérisée par plusieurs tables de matières classées par ordre alphabétique.
En 1923, le conseiller judiciaire français, monsieur Diclan, lui confia la tâche de publier un recueil de lois modernes en langue française.
En 1924, il décida d'émettre un nouveau recueil de lois générales. Alors, il publia au début quatre volumes suivis de trois autres et de deux tomes lorsque le code de commerce et le code pénal furent promulgués. Son travail se couronna par des tables de matières alphabétiques et par 3800 pages environ.
Plus tard, il publia le recueil des arrêtés du gouvernement Syrien en huit volumes composés de 2600 pages. Il publia, aussi, quelques codes en langue française comme le code pénal, le code de commerce et la jurisprudence de la cour d'appel mixte durant 6 ans (1941-1946).
De ce qui précède, on conclut que le travail achevé, par Youssef Sader est un travail individuel géant, car ses publications remplirent un grand vide dans les circonscriptions judiciaires au témoignage de grands ministres de justice Libanais et Syriens. A cette époque-là, le recueil de la Revue Juridique comprenant 30 tomes fut considéré comme étant l'ultime référence de lois et de jurisprudence à laquelle se référaient les juges et avocats pour établir les jugements et les listes durant leurs procès. Par ailleurs, les Nations-Unies ainsi que certaines universités américaines ont tenu à posséder une copie complète de ce recueil.
En 1941, il fonda avec Albert Al-Rihani les imprimeries Sader et Rihani et publia des livres et des lettres en langues arabe et française ainsi que maintes revues.
Parmi les journaux imprimés pour longtemps chez lui, étaient: Samaraat Al-Founoun, Al-Bark, Al-Oumma, Nidaa Al-Watan.
Quant aux revues, on peut citer : Al Mahabba, Al Fajr wal Anis wa Minerva, Al Hekma.
En Janvier 1951, 30 ans après la publication de sa revue, le gouvernement Libanais promulgua deux décrêts décernant à Youssef Sader, âgé alors de 80 ans, et durant la Présidence de Bechara El-Khoury, la Médaille des connaissances et l'Ordre du Mérite.
Le 25 janvier 1952, fut organisée une cérémonie sous le patronage de l'avocat Emile Lahoud qui était alors Ministre de l'Education Nationale et des Affaires Sociales. Cette cérémonie fut à l'occasion de son 80ème anniversaire, 60ème anniversaire dans le domaine de l'imprimerie et 30ème anniversaire de sa Revue Juridique.
Plusieurs discours y furent prononcés dont ceux du corps judiciaire, du Syndicat des avocats, du Syndicat des journalistes, de l'Union des propriétaires des imprimeries et dernièrement du ministre de l'Education Nationale duquel on cite:
«Youssef Sader a travaillé pour la littérature lorsque celle-ci était une semence qui n’avait aucun espoir de récolte. Il a fourni des efforts énormes pour les jeunes et pour l'éducation. D'ailleurs les juges et les avocats ne peuvent que lui être reconnaissants dans une époque où les lois, les règlements et les arrêtés étaient vraiment pêle-mêle à tel point qu'on ne pouvait guère trouver une loi ou un texte que si on avait recours aux ouvrages féconds de Youssef Sader.
Dans ce cadre, permettez-moi d'avouer que j'ai eu l'occasion, comme beaucoup d'autres, de profiter de ce travail fructueux, dur et silencieux...
Le mérite qu'a Youssef Sader n'est rien de nouveau mais il m'est agréable d'en parler au nom des demandeurs reconnaissants du savoir et en tant qu'avocat qui a profité de ses efforts, de ministre d'Education Nationale ayant pour devoir de faire l'éloge de celui qui a contribué à la prospérité de l'éducation et de l'enseignement; et enfin en tant que Libanais fier d'un messager qui a forgé le nom du Liban au sein du savoir, de la culture et de la lumière...
Mesdames et Messieurs,
Je présente aujourd'hui à Youssef Sader, au nom du Président de la République, la Médaille des Connaissances du premier degré pour ses efforts fournis dans le domaine de la littérature et de l'éducation; et l'Ordre du Mérite libanais pour être le messager de la culture libanaise...
Youssef Sader, je vous présente maintenant le symbole d'appréciation de la part du gouvernement libanais. Pour terminer, je mentionne ces quelques mots qui résument votre vie entière:
«Jeune, vous avez œuvré avec la sagesse des vieux; et maintenant, vieux, vous œuvrez avec la détermination des jeunes».
Emile Lahhoud
Ministre de l'Education
et des Affaires Sociales
25 janvier 1952
A l’occasion de cette cérémonie, l’éminent Juriste Dr. Adnan El Khatib, du Ministère de la Justice, représentant le gouvernement Syrien, se déplaça spécialement à Beyrouth pour lui remettre l'Ordre du Mérite Syrien.
Youssef Ibrahim Sader mourut en 1953, mais il reste un symbole distingué du savoir, vu sa longue histoire avec l'éducation et la connaissance.
Malgrè la lourdeur de la tâche, son fils Adib s'attacha aux pas de son père et continua le message... Il publia plusieurs livres judiciaires et continua à publier la Revue Juridique.
Quant au domaine de l'imprimerie, ses tâches les plus importantes furent: le Journal Officiel libanais et les comptes rendus du Parlement dès 1950.
En 1956, il créa une série comprenant des tables de matières annuelles pour le Journal Officiel de façon hiérarchique, objective et alphabétique afin de faciliter sa consultation. Cette série devint, plus tard, adoptée par les autorités gouvernementales et juridiques ainsi que par toutes les autorités compétentes. Ce qui donna à l'Imprimerie un cachet officiel.
En 1970, il commença à imprimer la Revue de Justice publiée par le syndicat des avocats à Beyrouth. A noter que l'imprimerie Sader continue jusqu'à présent à imprimer cette revue. De même, Adib s'intéressa-t-il aux affaires pédagogiques et fonda une revue pédagogique, connue sous le nom de « Revue de «l'Education» qui eut grande diffusion grâce à ses nouvelles idées pédagogiques. La revue s’efforçcait de présenter à l'étudiant toutes les matières en un style narratif particulier qui l'aide à assimiler et comprendre rapidement tout ce qui est écrit. Ce qui la rendit la revue la plus vendue au sein des écoles.
En outre, il fonda et présida le conseil d'administration de l'Association des Editeurs Libanais spécialisés dans la publication du livre scolaire national publié par le Centre Pédagogique pour les Recherches et le Développement.
Après sa mort en 1982, son fils Joseph poursuivit son chemin malgré les événements pénibles qui surgirent au Liban, ce qui rendit la tâche plus difficile.
Mais Joseph ne céda guère, il se mit à élargir sa liste juridique grâce à la bonne réputation qu'a la publication Sader. Alors, il publia un grand nombre de livres destinés aux juges, avocats et docteurs en Droit, libanais et arabes, et ce, en langues arabe, française et anglaise.
En 1992, il créa un recueil de lois sous une forme nouvelle, pratique et scientifique basée sur la structure de la République Libanaise. Ce recueil de lois, «Les lois du Liban» devint très vite une référence aux administrations et institutions de l'Etat ainsi qu'aux universités, juges, avocats et tous ceux qui s'intéressent aux affaires juridiques...
En 1996, il établit le Centre de Recherches Juridiques «Sader» constitué d’une élite de juges, avocats et hommes de loi et présidé par son fils Rany, lui-même avocat. Le centre s'occupe de la création, l'exécution et la supervision de plusieurs encyclopédies juridiques dont: Les lois du Liban sus-mentionnées, la Revue Juridique, la collection «Sader» entre législation et jurisprudence, «Sader» et le jugement, «Sader» et la jurisprudence comparée... etc.
Cependant, sa grande préoccupation de la publication juridique ne l'empêcha pas de prêter attention à l'imprimerie Sader. Il continua à imprimer le journal officiel et la revue de justice malgré la crise économique qui frappa le Liban.
Quant aux publications littéraires, il publia entre autres le «Prophète» du grand écrivain Jibran Khalil Jibran en langues arabe et anglaise dans une édition somptueuse qui eut le Prix de Londres International en 1997. Il s'intéressa, de même, à publier quelques livres poétiques et narratifs.
En outre, il ne négligea point les publications scolaires pédagogiques et poursuivit les pas de son père Adib. Il fut élu président du conseil d'administration de l'Association des Editeurs Libanais... et fonda une autre société pédagogique, «la Société de Publication Secondaire» qui s'occupe d'imprimer et de publier le livre scolaire national pour les classes secondaires.
Du côté syndical, Joseph Sader est actif au sein des syndicats professionels concernant tout genre de publication et d'imprimerie. Il est actuellement président du Syndicat des Editeurs Libanais et y préside le comité de protection de la propriété intellectuelle.
Quant au Syndicat des Editeurs Scolaires, il le fonda en 1992 et le présida jusqu'à 1997.
En 2001 il fut élu Membre du Conseil Executif de la Chambre de
Commerce, Industrie et Agriculture de Beyrouth.
En 2002 il lança sur CD le Recueil SADER en Informatique Juridique qui comprend toutes les lois élaborées au Liban depuis depuis l’ère Ottomane jusqu’à nos jours, ainsi que les arrêts des divers tribunaux et des avis doctrinaux.
En 2003, SADER EDITEURS s’établit à Dubai, en association avec Al Tamimi & Company, qui est une des plus importantes Maisons de loi dans le Golfe Persique et la plus grande firme non affiliée des Emirats Unis Arabes.
En Mars 2004 il fut re-élu président du Syndicat des Editeurs Libanais, il fut de même l'un des fondateurs principaux de l'association libanaise pur la propriété intellectuelle dont il fut élu premier président.
Sader contribua de même à l'inauguration de la bibliothèque électronique au ministère de la justice, qui fut une première au Liban et dans le monde arabe permettant un accès immediat aux références et jurisprudences locaux et internationaux.
Il acheva aussi en 2004 le lancement des 16 volumes du recueil des jurisprudences données par le departement de législation et de consultation au ministère de la justice depuis 1946 jusqu' à l'an 2000, préparé par les presidents Chukri Sader et Antoine Bridi en collaboration avec le Centre de recherches et de consultations juridiques Sader.
En 2005, Sader lança le site électronique des lois Libanaises en Anglais (www.lebaneselaws.com) achevé en collaboration avec le ministère de l'économie et du commerce, et l'union des chambres de commerce, de l'industrie et de l'agriculture, et financé par USAID et AMIDEAST.
En 2006 il lança le site electronique du conseil d’Etat Libanais (www.statecouncil.gov.lb) achevé en collaboration avec le ministère de la Justice, et financé par USAID et AMIDEAST.
En 2007 il signa le premier accord de son genre entre le ministère de la Justice en EAU et une maison d’édition juridique pour entreprendre la base de données officielle du ministère y compris son site électronique et nombreuses editions spécialisées.
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